La coopération entre élèves : des recherches aux pratiques

 

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La coopération entre élèves : des recherches aux pratiques (Reverdy, 2016)

Problématisation

Dans quelle mesure la pédagogie coopérative permet-elle un meilleur apprentissage ? 

Synthèse de l’article

Catherine Reverdy cherche à mettre en évidence les résultats du travail coopératif. Elle analyse tout d’abord la relation nouvelle que permet ce type de travail vis-à-vis du savoir et de l’enseignement pour les élèves et met en évidence le rôle du professeur dans la mise en place de celui-ci. Le travail de coopération repose en grande partie sur les interactions entre les élèves. La façon dont l’école met en avant ces relations (compétition ou entraide) joue donc un rôle important. Ces interactions et leur perception de ce type d’enseignement peuvent également être influencées par des facteurs extérieurs non-modifiable tels que le genre, l’âge, le rang social, etc. 
L’objectif à atteindre est central dans la réussite et la motivation des élèves. Le choix de la tâche qu’ils ont à effectuer est donc essentiel. Le travail en coopération peut se faire avec des groupes plus ou moins grands, ce qui aura des résultats variés, mais il y a toujours une importance du choix de la constitution des groupes, car l’aspect relationnel joue un rôle très important au niveau de leurs interactions. 
Catherine Reverdy s’intéresse ensuite aux différents liens qui s’établissent entre les pairs et l’apprentissage lors d’interactions. Pour ce faire, elle expose et détermine les différentes dimensions au cœur de la coopération dans un cadre d’apprentissage. Parmi ces dimensions, elle présente les courants de psychologie majeurs, centrés sur l’individu et le développement cognitif, qui influencent les recherches dans le champ de la pédagogie coopérative, tels que : Tardif, Piaget, Vygotski ou encore l’École de Genève. Reverdy poursuit en présentant la recherche centrée sur ce champ et comment les chercheurs analysent un travail de groupe afin de déterminer si un apprentissage a lieu. Pour cela, elle met en évidence les différentes difficultés que peuvent rencontrer les chercheurs qui travaillent sur la question, les pistes à analyser ou à prendre en compte lors de l’analyse ainsi que les différentes méthodologies utilisées pour étudier cette pédagogie. Ces recherches ont permis d’élaborer des méta-analyses, et de ce fait, de constater les effets de cette pédagogie, qui se révèlent être positifs. Toutefois, cet article souligne les limites de cette approche qui ne peut être utilisée de façon universelle, puisqu’elle doit toujours prendre en compte le contexte de la situation d’enseignement ainsi que les spécificités de chacun. 
Après avoir défini les enjeux de cette coopération entre les élèves, Catherine Reverdy consacre la dernière partie de son article aux différentes actions mises en place pour élaborer des situations de coopération au sein de la classe. Elle insiste notamment sur la nécessité pour les élèves de créer une “interdépendance positive” qui est l’un des principes de la pédagogie coopérative. Afin de développer leur apprentissage, les élèves acquièrent différentes compétences qui peuvent être autant des compétences sociales que des “compétences à coopérer” qui se développent en classe entre les élèves. La réalisation de la pédagogie coopérative reste complexe car il faut assurer la participation de tous les élèves, c’est donc à ce moment-là que le rôle de l’enseignant devient primordial. Le travail en groupe est ainsi présenté dans cet article comme un outil pédagogique dynamique, car les élèves sont plus autonomes dans leurs apprentissages. Il revoir en outre le rôle de l’enseignant qui n’est plus le seul à posséder les connaissances. 

Référence exacte de l’article

Reverdy, C. (2016). La coopération entre élèves : des recherches aux pratiques. Dossier de veille de l’IFÉ, Institut français de l’Éducation, (114), 1‑32. Consulté à l’adresse https://hal-ens-lyon.archives-ouvertes.fr/ensl-01577290/document

Noms, prénoms des rédactrices de la fiche

Céline MAURAT, Laurie PARDENAUD, Rebecca BEAL. 2019-2020

Avis personnel

La pédagogie coopérative peut s’avérer être un outil très bénéfique dans le cadre de l’approche actionnelle qui doit être mis en place par les professeurs. Cet article permet aux enseignants ainsi qu’aux futurs enseignants de développer un regard critique sur cette approche, tant sur ses bénéfices que sur les limites qu’elle impose, puisque cet article prend également en compte les réelles situations de classe et les limites auxquelles sont confrontés les élèves, mais aussi les professeurs.