La gestion de l'hétérogénéité en 3e et en 2de

Mardi 10 juillet 2018 - 10:00

LA GESTION DE L’HETEROGENEITE EN 3e et en 2de

éléments de synthèse théorique

CE QUE DISENT LES TEXTES

Référentiel des compétences professionnelles des métiers du professorat et de l'éducation

http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=73066

4. Prendre en compte la diversité des élèves
- Adapter son enseignement et son action éducative à la diversité des élèves

- Travailler avec les personnes ressources en vue de la mise en œuvre du « projet personnalisé de scolarisation » des élèves en situation de handicap

CE QU'ELLE N'EST PAS

Marie Alice Medioni du GFEN (Groupe Français d'Education Nouvelle)

http://gfen.langues.free.fr/activites/activite_2012/Differenciation_pedagogique.pdf

Ce que n’est pas la différenciation pédagogique :

  • une doctrine
  • une fin
  • une modification de l’espace sans toucher à la modalité d’enseignement
  • l’art de distribuer un travail différent à chacun
  • traiter des parties de programmes différentes ou travailler des compétences différentes
  • le travail individualisé
  • le respect des rythmes et des styles d’apprentissage à chaque instant le soutien pour les uns, l’approfondissement pour les autres
  • les groupes de niveau
  • la remédiation

UNE TENTATIVE DE DEFINITION : PAROLES DE CHERCHEURS

  • « Différencier, c’est avoir le souci de la personne sans renoncer à celui de la collectivité... être en quête d’une médiation toujours plus efficace entre l’élève et le savoir... C’est pourquoi, il ne faut pas parler de la «pédagogie différenciée » comme d’un nouveau système pédagogique, mais bien plutôt comme d’une dynamique à insuffler à tout acte pédagogique... un moment nécessaire dans tout enseignement... celui où s’insinue la personne dans le système...»

   (P. Meirieu, 1987, Cahiers Pédagogiques, «Différencier la pédagogie», introduction).

  • « la pédagogie différenciée s’efforce de travailler au dépassement de la contradiction suivante : prendre en charge la diversité sans perdre la cohérence nécessaire, tenir compte des différences pour ne pas les transformer en inégalités sans enfermer les personnes dans ces différences » (1996)
  • « Au total, à l’échelle de l’école, la pédagogie différenciée est un objet très récent. Née de la nécessité de scolariser un nouveau public, renforcée par des courants pédagogiques progressistes, mise sous le projecteur des textes officiels, elle est un objet non encore stabilisé. On peut dès lors comprendre que les documents programmatiques officient dans le flou et qu’une grande majorité́ des enseignants ne s’y essaient pas. »
  • « Comment traiter les différences entre élèves ? Comment ne pas transformer les différences individuelles en inégalités de réussite scolaire reproduisant des inégalités sociales ? », telles sont les questions auxquelles la pédagogie différenciée s’attache à apporter des réponses.
  • « La pédagogie différenciée désigne l’ensemble des actions et des méthodes diverses susceptibles de répondre aux besoins des apprenants »

Louis Legrand, Les différenciations de la pédagogie, Paris, 1995, PUF.

  • La différenciation se situe résolument dans la perspective d’une « discrimination positive », d’un refus de l’indifférence aux différences...


Elle porte sur les moyens et modalités de travail, pas sur les objectifs de formation...


Ce n’est ni une méthode, ni un dispositif particulier mais une préoccupation qui devrait concerner toutes les méthodes, tous les dispositifs....


La différenciation ne peut ni ne doit aboutir à un enseignement entièrement individualisé...
Elle passe par une autre organisation du travail scolaire…

Il n’y a pas de différenciation sans observation formative, critériée, comparant chaque élève aux objectifs de formation plutôt qu’à ses camarades de classe

Allonger le temps des études n’est pas la solution, le temps n’est pas la principale ressource, il ne s’agit pas d’apprendre à son rythme, mais à un rythme relativement standard soutenu de façon différenciée par les enseignants...

Perrenoud (2005)

 

CARACTÉRISTIQUES DE L'HETEROGENEITE

7 SOUS-ENSEMBLES D'INDICATEURS pour s’interroger sur les caractéristiques de l’hétérogénéité (Pierre Merle)

  • attributs personnels (visuel/auditif)
  • relations sociales (social/asocial)
  • comportement scolaire (individualiste/coopératif)
  • acquis et performances scolaires (lecteur/non lecteur)
  • qualités et «défauts» relatifs à l’affectivité (peureux/hardi)
  • qualités et «défauts» intellectuels (comprend/ne comprend pas) –qualités et «défauts» spécifiques aux disciplines (adroits/malhabiles). Intérêt de connaître ces sous-ensembles :

Amener l'élève à s'interroger sur ses qualités d'apprenant (et trouver des points d’appuis en évitant de se centrer uniquement sur des caractéristiques scolaires et en permettant une prise en charge et des aides mutuelles. Cela suppose que l’élève se situe par rapport à la difficulté, donc qu’il situe ce qui lui est demandé dans sa progression personnelle. Nécessité d'entraîner, de former l'élève à l'autoévaluation, de l'amener à chercher à mieux se connaitre.

http://w3.uqo.ca/moreau/documents/Merle.pdf

  • « Les modes de pensée et les stratégies d’appropriation » Astolfi, J.-P. (1992). L’école pour apprendre

 

  • 1.Antoine de la Garanderie
  • 2. Herman Witkin et Michel Huteau
  • 3.Jérôme Kagan
  • 4.Jérôme Bruner
  • 5.David Ausubel
  • 6.Jean-Louis Gouzien

 

  • Les intelligences multiples : http://profpower.lelivrescolaire.fr/les-intelligences-multiples/

 

RAPIDE FOCUS SUR LA MOTIVATION

  • Les indicateurs de la motivation scolaire :

Les quatre principaux indicateurs de la motivation scolaire sont : le choix, la persévérance, l’engagement et la performance. Ces indicateurs, contrairement aux sources de la motivation qui déterminent le niveau de motivation de l’élève, sont des conséquences de la motivation (2). Il est possible d’observer ou d’évaluer ces indicateurs afin de porter un jugement sur le niveau de motivation d’un élève (1, 2).

http://rire.ctreq.qc.ca/la-motivation-scolaire-version-integrale/

  • Les facteurs de la motivation scolaire (pp.7-8) Doc à ouvrir au préalable

https://www2.ac- lyon.fr/enseigne/eps/IMG/pdf/Les_facteurs_de_la_motivation_scolaire-_Eclairage_th- orique_annexe_5.pdf

 

COMMENT AGIR ?

  • À travers le cadre spatial

Comment organiser l'espace ?

Pour rompre avec cette frontalité :

 

http://slideplayer.fr/slide/9279804/

Ce qui nous renvoie à :

  • Différentes situations d’apprentissage, à moduler

La situation impositive collective : c’est la pratique la plus courante et pourtant, c’est celle qui répond le moins à l’hétérogénéité des élèves.

La situation individualisée : l’élève travaille de façon autonome. Il est guidé vers l’objectif à atteindre, grâce, par exemple, à une fiche de travail personnel.

La situation interactive : en travaillant en groupes, les élèves confrontent leurs représentations et construisent leurs savoirs. C’est une situation très directive dans la mesure où l’enseignant a la responsabilité du choix et de la répartition des documents ainsi que la tâche de régulation des groupes.

• On peut agir en s'adaptant aux modes de pensée et aux stratégies d’appropriation, définis par Astolfi

  • Les modes de différenciation et leur alternance : différenciation successive et simultanée

La différenciation successive, qui joue sur :

- la variété des supports

- la variété des approches pédagogiques

- la variété des activités langagières  travaillées

- la variété des activités proposées

ce qui nous renvoie à l’organisation en séquences

La différenciation simultanée, qui consiste à faire travailler en même temps des élèves sur des activités diverses en fonction de leurs besoins (qu'il faut donc avoir diagnostiqués)

afin de créer des groupes de besoins

  • L’organisation temporelle

- Déroulement de la séquence, alternance des différents temps, au cours desquels chacun trouvera sa place (reprise, activité d'anticipation, phases de synthèses récapitulatives, rédaction de la trace écrite...)

- Organisation tenant compte des rythmes d'apprentissage, des plus rapides et des moins rapides

- Un travail pour tous

- Proposition / mise à disposition de tâches supplémentaires

- Ou au contraire (des tâches en moins)

  • Les attitudes pédagogiques de l’enseignant

- S’appuyer sur les erreurs des élèves pour progresser (exclut toute stigmatisation)

- Discuter avec eux pour qu’ils comprennent :

            - le sens des aides apportées,

            - les critères de la constitution de certains groupes…

- Leur faire reformuler ce qu’ils ont compris, les amener à réfléchir à leur façon d’apprendre pour qu’ils en prennent conscience (métacognition)

 

Mais on peut également agir sur les différents supports et outils d’apprentissage, comme nous le verrons ensuite.

CL : De nombreux leviers possibles, donc.

 

LES DIFFERENTES MODALITES D'APPROCHE : UTILISER L'HETEROGENEITE

 

Pendant le cours : favoriser l’interactivité, la communication au sein du groupe, l'écoute, l'entraide entre élèves. Créer une dynamique de classe.

Au- delà :

travail en binôme : (performant / fragile ? fragile / fragile ?...). Sur un temps limité, pour une mise en commun d'éléments de compréhension -écrite ou orale- afin d'enrichir la mise en commun en plénière.

tutorat : un élève en chapeaute un autre : pour entraîner la participation d'un élève peu loquace à l'oral par exemple, pour une correction, pour aider à comprendre un document, réaliser une EE...

travail en groupe : attention à ne pas confondre groupe de niveau et groupe de besoin.

• Disposer la classe en îlots

• Privilégier l'entraide, l'inter-observation, au sein de la classe ou d'un îlot, d'un îlot à l'autre

Faire changer les élèves de place, d'un îlot à l'autre ou simplement au sein d'un même îlot

• Proposer des consignes différentes par groupe pour une activité donnée

Cette différenciation des consignes sera au service de la complémentarité, grâce à la mise en commun qui suivra, et sera gage de richesse de la restitution lors de la reprise, par exemple. Diviser le travail pour utiliser au mieux les compétences, les forces en présence. Veiller à une circulation de la parole en espagnol, grâce à la présence d'un arbitre dans le groupe, par exemple. Bien réfléchir aux consignes : souvent le français s'invite (toujours pris en charge par élèves = médiation) pour éclaircir une consigne non encodée, non comprise. Pendant les activités en autonomie, le professeur circule, observe, vient en aide à ceux qui en ont le plus besoin...

  • Sur un temps limité

►Un exemple de pratique : les îlots bonifiés

Liens donnés à consulter :

+ http://meirieu.com/COMPTE-RENDUS_OUVRAGES/travailler-en-ilots-bonifies.pdf

Voir réactions : http://www.christianpuren.com/mes-travaux-liste-et-liens/2013d/

►profiter de la présence d'un assistant, éventuellement, pour partager la classe.

CL : jouer sur l'alternance entre tâches à exécuter individuellement, en binômes, en îlots. Alterner activités (de réception par exemple) individuelles, temps d'échange par deux, temps d'échange en groupe, en vue de restitution à la classe, pour enrichir la mise en commun en plénière.

 

DOMAINES DE DIFFÉRENCIATION  

→ Chez Puren

1. Des contenus

2. Des objectifs

3. Des supports

4. Des tâches

5. Des dispositifs (manuels, nouvelles technologies...)

6. Des aides et des guidages

7. Des méthodes (toutes les méthodes utilisées depuis un siècle peuvent se classer dans un tableau de 9 paires opposées : transmissive / active ; directe / indirecte ; déductive / inductive, analytique / synthétique ; sémasiologique / onomasiologique ; réflexive / répétitive ; applicatrice / imitative ; écrite / orale ; compréhensive / expressive)

8. De l’évaluation

9. De la remédiation

 

           →Chez Meirieu

https://www.ac-caen.fr/ia61/circos/argentan/blog/public/ress/2010/doc_les_5_domaines_de_differenciation_pedagogique.pdf

Différenciation pour ce qui concerne les outils, les démarches, dans le degré de guidage, dans les types d'insertion socio-affective, dans la gestion du temps.

 

 

RENDRE AUTONOME ► VERS L'AUTOEVALUATION

• Intérêt du travail par séquences en langues, comme vu précédemment par ailleurs. Séquence comme un tout cohérent, auquel on associe les élèves, par le biais de :

• L'autoévaluation en début de séquence, après avoir élaboré ensemble les besoins qui permettront de réaliser l'objectif final, puis en milieu et fin de séquence, pour mesurer le chemin parcouru ou à parcourir encore.

• Associer les élèves à l'élaboration d'une synthèse sur un doc (¿Qué hemos aprendido hoy? ¿En qué va a sernos útil este documento para la realización de nuestro trabajo final?...)

• Différencier, ce n'est pas seulement un choix élaboré par le professeur : pour l'autonomiser, lui donner aussi le choix, en évaluation ou lors d’activités en classe, du nombre d'items, de critères à connaître, à maîtriser, à mettre en  œuvre, du nombre de phrases à apprendre, du nombre de questions auxquelles répondre...

• Savoir laisser du temps pour encoder lors d'activités de réception : rapidité contraire aux apprentissages.

• Proposer des temps propres à la mémorisation en classe : proposer des activités visant à apprendre à apprendre (petits poèmes, chanson...), où chacun s'interrogera, évaluera et livrera ses techniques personnelles (à noter au tableau / classer/ noter en fin de cahier ?).

Voir http://sciences-cognitives.fr/memorisation-classe-facheux-oubli/

 

L'ELEVE ACTEUR ET NON SUJET

•Une réflexion menée avec les élèves (rien sans eux) et un travail sur le sens.

Pour différencier la pédagogie, encore faut-il que les élèves soient d’accord. À expliquer donc : pas du temps perdu ; c’est un moyen d’aller dans le sens de la mise en œuvre du projet personnel. Cette entrée par le côté psychologique de la différenciation est indispensable pour rendre les actions efficaces.

• L’élève doit devenir acteur de ses apprentissages. Dans la pratique cette approche consiste à introduire dans la classe des possibilités de choix.

►Nécessité d’être explicite sur les attentes.

 

LE TRAVAIL PERSONNEL : apprendre à apprendre

1. En classe

      • Aide à la mémorisation, à court et moyen terme ►entraîner.

• Faire comprendre que s'entraîner en classe revient à faire, pas forcément à réussir. On prend donc la parole non pour réussir, mais pour faire, pour s'entraîner. Réhabiliter la classe comme espace d'entraînement.

Dans les classes peu travailleuses, commencer le travail de mémorisation en classe en fin d'heure et / ou laisser un temps de remémoration en début de séance suivante.

Le travail personnel soulève le problème des consignes :

• Savoir donner des indications pour que chacun soit à même de réaliser le travail personnel.

Ne pas donner de consignes trop longues : fractionner la consigne et la répéter (la faire répéter par d'autres élèves dont on peut voir / sait qu'ils ont compris : en espagnol, sans renoncer à une traduction éventuelle, non systématique). Veiller au bon dosage, en accord avec les éventuels programmes personnalisés. Assortir ces consignes de conseils d'accompagnement.

Associer les élèves à l'élaboration d'une consigne : « réfléchissons ensemble au travail à faire... »

• Laisser du temps pour les écrire (+ ENT)

• Réfléchir aux supports proposés en fonction de l'élève, en vue de l'aider : sites maisons d'édition, sites d'activités

• Proposer des consignes différenciées (retenir au moins 1 strophe du poème, 2 ou 3 si possible. Mémoriser 5 mots de lexique au moins sur les 10...)

2a. Hors la classe : au collège

• Inviter à utiliser le CDI : aider les élèves à se familiariser avec leur manuel, l'utilisation d'un dictionnaire (en ligne ou papier), des sites d'activités...

2b. Hors la classe : à la maison

Dans les 2 cas, varier les consignes : faire observer, faire réemployer, faire classer, réorganiser des éléments de langue, faire reformuler, en production écrite. En production orale, reproduire à des fins de contrôle, réciter à des fins d'imitation, reformuler à l'oral un texte... avec des aides et des modèles, des outils de référence adaptés à la diversité du groupe, qui conviennent à chacun. Pour les tâches réceptives, proposer des tâches personnelles régulières d'écoute et de lecture, sur un temps propre à l'élève, afin qu’il puisse effectuer le nombre d’écoutes qui lui est nécessaire.

Proposition d'activités BONUS pour les plus à l’aise.

►La classe inversée : Stéphane Raymond http://cyril.jardinier.free.fr/ressources/CI/index.php

Réactions 

Plus largement, à explorer : http://www.tutotice.fr

+ Un autre exemple : Un trimestre en classe inversée en espagnol 

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2016/01/21012016Article635889555361669491.aspx

Des ressources et des témoignages :

http://www.laclasseinversee.com/

http://www.laclasseinversee.com/exemples-denseignants/temoignages-denseignants/

 

RETOUR SUR LE RÔLE DES ENSEIGNANTS

• «Les enseignants les plus «efficaces» sont aussi les plus «équitables» : ils élèvent le niveau moyen et font progresser davantage les élèves en difficulté. Il faut donc développer la connaissance des pratiques qui fondent l’efficacité des enseignants et améliorer leur formation. Il faut aussi se méfier de certaines modes, comme la pédagogie différenciée : à trop individualiser, on accroît les inégalités. La baisse d’exigences envers les plus faibles aboutit à une moindre stimulation et favorise un cercle vicieux de marginalisation scolaire »

Pierre Merle.

 Donc :

►veiller à

-ne pas confondre différenciation et réduction des exigences. Tous les élèves doivent, in fine, atteindre les mêmes objectifs...

-bien connaître les élèves = évaluation diagnostique

-être bienveillant, notamment lors des évaluations

 

L'EVALUATION

►À élaborer selon les difficultés propres aux élèves, troubles spécifiques du langage : voir PAP mis en place. 

• Evaluation diagnostique, à partir de laquelle proposer des parcours diversifiés.

• Evaluation formative en cours de séquence.

Evaluation unique avec plusieurs sorties : A1/A2/B1...

Proposer plusieurs objectifs au choix, aux degrés de difficultés différents (voir document : «Par  activité langagière»).

• Prévoir grille d'autoévaluation par l'élève sur la copie, à côté du barème réservé à l'enseignant (base de discussion).

Evaluer l'investissement au sein d'un groupe de travail.

Evaluer positivement.

 

LA CORRECTION

Utiliser les travaux et évaluations de l'élève pour l'aider dans son apprentissage.

Lister les appréciations sur une feuille pour évaluer la progression, évaluation après évaluation, pour mesurer le chemin parcouru.

• Ecrire sur les travaux des élèves des annotations utiles à l'apprentissage (identification des réussites, des erreurs, questionnement / propositions) et non seulement des estimations de niveaux de réussite ou des remarques stéréotypées. Engager par l’intermédiaire de la copie un dialogue avec l’élève.

Code couleur : utiliser le vert et le rouge pour souligner corrections mais aussi réussites.

 

►Pour la correction en classe :

Varier les modalités d’exploitation de la correction : dissocier correction collective et individuelle. Effectuer une correction collective, puis effacer le tableau et différer ainsi le temps de la correction individuelle.

• Faire établir une fiche de correction individuelle, évaluation après évaluation, par les élèves eux-mêmes, pour chaque activité langagière. À renseigner en classe ou à la maison. Y faire noter les corrections des erreurs, les types d'erreurs (accord, conjugaison, orthographe), mais aussi les réussites : retour sur travail personnel fourni, attitude adoptée avant et pendant l'évaluation. Permettre aux élèves de relire cette fiche avant l'évaluation suivante : individualiser ainsi la progression. Les évaluations deviennent ainsi des outils d'apprentissage.

 

►Tutorat : élèves tuteurs lors de la correction des devoirs

Un élève aide un de ses camarades à corriger. Les élèves ont à leur disposition leur cahier, leur livre et des dictionnaires pour la mener à bien.

Veiller à ne pas figer les binômes.

LA REMEDIATION

►Demander aux élèves de refaire parfaitement l'évaluation en vue d'une bonification (double correction). Toute la classe est sollicitée, mais le professeur ne relève que quelques corrections. À faire à la maison ou en classe, avec des outils (manuels, dictionnaires...) des tuteurs (mise en place d'entraide au sein de groupes).

►Prévoir des temps de remédiation pendant lequel on mènera l'élève à s'interroger (« comment fais-tu pour... ? »

Voir lien « comment mémoriser » : http://donnezdusens.fr/comment-memoriser-efficacement-ses-cours-et-lecons/ , plutôt à destination d'élèves de lycée), on permettra à l’élève de dire où il bute, et l'inviter à réfléchir à pourquoi il bute. L'inviter à mettre en place des stratégies pour comprendre (images mentales...). Favoriser l'entraide, la mutualisation des ressources, des « trucs » de chacun.

 

L’OUTIL NUMERIQUE AU SERVICE DE LA MISE EN ACTIVITE DIFFERENCIEE

►Une moitié de classe travaille la CO à partir de documents sur l'ENT, l'autre la CE ou l'EE avec l'aide du professeur, puis on échange.

►Une moitié de classe travaille la CO à partir de doc sur l'ENT, pendant ce temps le professeur vérifie les cahiers (présence de tous les docs, collés, correction des cahiers en binômes avec l'aide du prof...), fait un point / bilan avec les élèves, apporte des conseils individualisés...

►Webquest à réaliser en binômes, avec degrés de difficulté différents.

► Des outils numériques adaptés à la différenciation pédagogique.
Une sélection d'outils adaptés à l'accompagnement des élèves en difficulté dans leurs apprentissages :

http://tice87.iahautevienne.ac-limoges.fr/IMG/pdf/ash.pdf

►BYOD ? Voir exemple de charte (https://twitter.com/SergeJEANBAPTIS/status/794912496498905088)

►Plus simplement, les nuages de mots (http://www.nuagesdemots.fr/) ou les cartes mentales (http://ww2.ac-poitiers.fr/svt/IMG/pdf/2015_realiser-carte-mentale.pdf, https://outilstice.com/2016/09/mindmeister-outil-de-creation-de-cartes-mentales/)

►Un exemple de travail de groupes : L’Escape Game :

https://www.genial.ly/5a0b76812b05bc20e830de1f/escape-game-el-dorado-anthony-straub

http://interlangues.discipline.ac-lille.fr/numerique/escape-game-el-dorado

https://www.youtube.com/watch?v=HdD5FkSyLtM

Un site sur les EG : https://www.cquesne-escapegame.com/

Un autre EG en espagnol : https://www.cquesne-escapegame.com/salva-el-regreso-a-clase

 

PRÉ-CONCLUSION

La différenciation pédagogique en cours de LV espagnol - C.Blaise & M.Bochet :

https://www.youtube.com/watch?v=DDg0LokZn4c

La différenciation pédagogique pour appuyer chaque élève :

https://www.youtube.com/watch?v=A4Khm_1TkrM

 

CONCLUSION

• Importance de mesurer l'impact de ce qui a été fait :

Critères, grilles d'autoévaluation, indicateurs, moments, conseils, bulletins scolaires, équipes...

Rappel : • La constante macabre, André Antibi :

« Il ne faut jamais oublier que ce qui motive le plus, c’est la réussite ».

 

Une proposition de synthèse :

http://w3.uqo.ca/moreau/documents/Merle.pdf

 

 

Un bon enseignant en pédagogie différenciée ? :  Pour Philippe Mérieu "Le bon enseignant en pédagogie différenciée est celui qui dispose d'une panoplie de méthodes et qui, en fonction des situations qu'il rencontre, sait aller chercher dans ce réservoir celle qui va convenir. Il sait aussi en changer quand il voit que ça ne marche pas, parce qu'il a des alternatives."

 

Pistes de lecture/visionnage :

• La classe inversée

http://www.laclasseinversee.com/semaine-de-la-classe-inversee-clise/

http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2016/12/23/une-classe-inversee-pour-remettre-l-ecole-a-l-endroit_5053481_4497186.html

• Liste de 19 outils / scénarios qui servent à la différenciation pédagogique + leur impact sur les apprentissages :

https://t.co/kfcHFifgOB

• Contre la « pédagogie » différenciée ! Un article de Christian Puren

http://www.aplv-languesmodernes.org/spip.php?article5619

• Pédagogie : des lieux communs aux concepts-clés :http://www.meirieu.com/ARTICLES/indiv_peda_dif.pdf

•Ppt Meirieu : la pédagogie différenciée, quelle actualité aujourd'hui ? www.meirieu.com/OUTILSDEFORMATION/pedagogiedifferenciee.ppt

Voir diapos 10 et 11 : les 2 courants théoriques de la pédagogie différenciée.

• Explication chez Bruno Robbes, pp.18-19 – La pédagogie différenciée – Janvier 2009

La pédagogie différenciée : historique, problématique, cadre conceptuel et méthodologie de mise en œuvre

http://www.meirieu.com/ECHANGES/bruno_robbes_pedagogie_differenciee.pdf

La différenciation successive est le « souci, dans le déroulement même du cours, d’alterner différents outils et différentes situations d’apprentissage ». Elle nécessite de la flexibilité, c’est-à-dire « la capacité d’ordonner à un objectif repéré des outils et des situations diversifiées » (p. 134, 135).

La différenciation simultanée est plus complexe à mettre en  œuvre. Elle est « le fait que, à un moment donné, dans une classe, les élèves s’adonnent à des activités diverses, précisément définies pour chacun d’eux et correspondant à leurs ressources et à leurs besoins ». Elle exige « des moyens plus importants » mais « surtout, de la part du maître, (…) un déconditionnement total par rapport au modèle traditionnellement admis » (p. 135).

Meirieu en propose la méthodologie suivante :

- « il faut avoir élaboré un programme d’objectifs (…) communiqué aux élèves, (qui) constitue le fil directeur du travail ;

- (…) ce programme général doit être négocié avec chacun sous la forme d’un plan de travail individuel ;

- (…) ce plan de travail doit comporter, pour chaque objectif, le niveau atteint précédemment par l’élève et les engagements pris en fonction de celui-ci ;

- (…) ceci fait, il reste à régler une multitude de problèmes matériels : l’organisation de la salle, la mise à disposition des outils nécessaires…

  • (…) enfin, on ne doit pas négliger (…) (la) « discipline » » (p. 138). »

Philippe Meirieu (ESF)

L’école, mode d’emploi. Des méthodes actives à la pédagogie différenciée, 1985

Philippe Perrenoud (ESF)

L’organisation du travail, clé de toute pédagogie différenciée, 2012

La pédagogie à l’école de la différence, 2005 (3ème édition)

Sabine Kahn (De Boek)

Pédagogie différenciée, 2010

Halina Przesmycki (Hachette éducation)

La pédagogie différenciée, 2004

• La motivation :

https://www2.ac-lyon.fr/enseigne/eps/IMG/pdf/Les_facteurs_de_la_motivation_scolaire-_Eclairage_th-orique_annexe_5.pdf

Indicateurs de motivation de Viau : http://rire.ctreq.qc.ca/la-motivation-scolaire-version-integrale/

Les 7 principes de la motivation des élèves vue par Nimier : http://pedagopsy.eu/regles_motivation.html

 


Coopération entre élèves : http://www.cahiers-pedagogiques.com/La-cooperation-c-est-politique
 


Différents types d’intelligence :
http://profpower.lelivrescolaire.fr/les-intelligences-multiples/
https://etreprof.fr/page/kit-de-survie-des-jeunes-enseignantes
https://twitter.com/Tricardstef/status/907139507551653888



Classe inversée : https://twitter.com/CARDIELILLE/status/918048552806502400

http://www.cahiers-pedagogiques.com/N-avalons-pas-la-capsule-de-travers

https://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/030719922996-la-classe-inversee-une-piste-pour-la-pedagogie-du-futur-2122542.php


Comprendre les  « dys »:

http://animationland.fr/dyslexie-dyspraxie-dysphasie-hyperactivite-4-films-danimation-pour-expliquer-les-troubles-dapprentissage/

•Savoir s'adapter aux élèves (niveau, difficultés, handicaps -dyslexie, dys...-) http://www.apedys.org/dyslexie/index.php?op=edito

 


Travail de groupe Meirieu : https://twitter.com/PhilippeMeirieu/status/931609723467649026

 

Article proposé par Valérie Lagrave, Lycée Polyvalent Marie-Louise Dissard-Françoise (Tournefeuille) et Karine Sanjuan, Collège Jules Verne (Plaisance du Touch)