"Le besoin de détruire est aussi un besoin créatif" écrit Bansky

Mercredi 10 octobre 2018 - 11:30

L'œuvre qui s'auto-détruit

"Le besoin de détruire est aussi un besoin créatif"  écrivait Bansky sur son compte Instagram (phrase attribuée à Picasso, mais de Bakounine).
En tout état de cause le street-artiste l'a prouvé le 7 octobre dernier lors de la vente aux enchères de Girl with balloon dans l'enceinte de Sotheby’s. Bansky avait prévu qu'en cas de vente, cette œuvre s'auto-détruirait... Ce qu'elle fit. Sotheby's se serait fait "bankser" (nouvelle expression de la très chic maison) à moins que...

Le déchiquetage programmé fera-t-il partie des gestes de l'art ? Et l'œuvre déchiquetée dans son cadre machiné ne deviendra-t-elle pas iconique ? Et aussitôt récupérée ? La dénonciation du marché de l'art (Bansky n'en est pas à son coup d'essai) ne se retournera-telle pas comme un boomerang sur son auteur ?

A lire ou écouter sur les ondes, le billet culturel de Mathilde Serrell .

 
Bansky Déchiqueteuse Girl Capture

Des gestes d'art iconoclastes

Des œuvres qui s'auto-détruisent sous la volonté de leur maître ? On serait bien tenté d'ouvrir la question pour dresser une liste de créations conçues dans l'optique de la destruction, et de travailler ce thème que Bansky vient de remettre à l'ordre du jour pour en définir les nombreuses problématiques à peine esquissées ici.

"Le laboratoire du geste" (citation : "ligne et lieu diffus de recherche et de création à géométrie variable travaillant autour et à partir de pratiques artistiques contemporaines où le geste effectif des corps se pose comme forme artistique ou constitutive du processus créatif.") fournit déjà un petit répertoire des gestes artistiques, que l'enseignant se chargera de compléter, et actualiser.

 

"Détruire" dit-il

Dans un entretien avec Pierre Restany daté de 1961, Arman explique son/ses geste/s et résume en trois mots la société dans laquelle il s'inscrit pour faire art :"Production, consommation, destruction".

Archive Ina ci-dessous :

 

Effacez l'art pour révéler l'art

Pour Erased de Kooning Drawing (1953), Rauschenberg, suit l'idée qu'une œuvre peut être entièrement réalisée par retrait de signes (plutôt que par accumulation). En choisissant le dessin d'un ami, il préfère effacer une incontestable œuvre d'art plutôt qu'une de ses propres productions.
Laborieux gommage de contours - selon ses dires, dont il reste juste quelques traces, et... une œuvre !
Cf. site du San Francisco Moma.

 

Prêt pour le réchauffement climatique ?

Les hot-series d'Alper Dostal pourraient figurer dans la liste... En action sur Instagram ci-dessous :

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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