Mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition

Mise au point :

  • 10 mai, Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition
  • 23 mai, Journée nationale d’hommage aux victimes de l’esclavage colonial
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mémoire abolition esclavage

A partir de 2006, la journée du 10 mai a été retenue en France comme celle de la « journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition ». Cette date renvoie à l’adoption par le Sénat de la loi dite Taubira dont on célèbre cette année le vingtième anniversaire (2001), reconnaissant la traite négrière et l’esclavage comme « crime contre l’humanité ».  La France est le premier et le seul État à avoir reconnu et inscrit ce crime contre l’humanité dans la loi et avoir retenu une date nationale de commémoration.

 

Une autre date commémorative, celle du 23 mai, a été retenue par circulaire en 2008 puis dans la loi en 2017 comme « Journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage colonial ». Cette date renvoie à l’abolition définitive de l’esclavage par la IIe République (23 mai 1848), choisie par des associations ultramarines comme journée de mobilisation et de commémoration (marche silencieuse du 23 mai 1998 en soutien à la future loi Taubira). Un monument de mémoire devrait être inauguré à Paris à l’occasion de cette date commémorative. Il viendra compléter les mémoriaux et musées déjà élevés dans de nombreux autres territoires, notamment dans les Caraïbes ou sur l’île de la Réunion, à l’image du Mémorial ACTe inauguré à Pointe-à-Pitre le 10 mai 2015.  http://memorial-acte.fr/

L’histoire de l’instauration de ces différentes journées commémoratives montrent combien l’esclavage et la traite négrière suscitent des mémoires plurielles et parfois opposées en fonction des périodes et des territoires mais également une évolution vers une reconnaissance, unique et partagée, de ces « crimes contre l’humanité » reconnus par l’Etat et la société française contemporaine.

Enseignés à chaque étape de la scolarité notamment en classe d’histoire et de géographie, l’esclavage et la traite négrière constituent un thème historique et mémoriel qui participe à une réflexion critique sur notre mémoire collective. Leur apprentissage, associé à la mise en œuvre d’un projet ou d’un « temps fort mémoriel » (site Eduscol), s’inscrit dans l’éducation à la citoyenneté et aux valeurs de la République, à la reconnaissance d’une mémoire partagée.

La mise en place de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage en 2019, présidée par l’ancien Premier ministre et ancien maire de Nantes M. Jean-Marc Ayrault, comme la mise en œuvre de la 6e édition du concours « La Flamme de l’égalité », témoignent d’une place croissante de cette question dans l’espace public et à l’Ecole.

La Fondation pour la mémoire de l’esclavage organise entre le 27 avril (date de l’abolition de 1848) et le 10 juin, un cycle de commémoration intitulé Le mois des Mémoires. https://memoire-esclavage.org/commemorations-nationales-et-locales  

Plus largement, elle propose :  

  • des formations et d’outils pédagogiques (ressources, séquences) ;
  • une valorisation des actions menées dans les établissements scolaires.

La perspective des journées de mémoire des 27 avril, 10 et 23 mai est l’occasion de rappeler les ressources pédagogiques aujourd’hui mises à disposition des équipes éducatives.

Enseignants et équipes éducatives peuvent trouver à investir la question des traites négrières, de l’esclavage et de leurs mémoires dans le cadre :

  • des programmes disciplinaires en histoire du cycle 3 au lycée professionnel ;
  • des programme d’enseignement moral et civique (EMC) et du parcours citoyen ;
  • des programmes de nombreuses disciplines ou en interdisciplinarité (projets pédagogiques et/ou commémoratifs).

L’éducation artistique et culturelle (EAC) apparait en particulier une entrée pertinente dans la mise en lumière des questions associées à la traite négrière et à l’esclavage et à la production de supports pédagogiques par les élèves liées à ces problématiques mémorielles, historiennes et civiques.

 

⇒ La place de l’esclavage, ses formes et ses mémoires dans les programmes scolaires (dossier pdf)

 

 

Ressources documentaires et pédagogiques

 

 

 

Concours "La Flamme de l’égalité"

 

 

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La flamme de l'égalité

Les Ministères chargés de l’Éducation nationale, de la Citoyenneté et des Outre-mer, la Délégation Interministérielle à la Lutte contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH) et la Fondation pour la mémoire de l’esclavage s’associent pour l’édition du concours national La Flamme de l’égalité. Les enseignants du primaire et du secondaire sont invités à mener avec leurs élèves une réflexion et à réaliser un projet sur l'histoire des traites et des captures, sur la vie des esclaves et les luttes pour l'abolition, sur leurs survivances, leurs effets et leurs héritages contemporains.