Recherche et formation : La trace manuscrite au lycée

Résumé

L'activité mathématique est un vaste champ qui se décompose en différentes phases lesquelles ne sont pas successives mais imbriquées les unes dans les autres :
  • l'apprentissage
  • le réinvestissement
  • la recherche de problèmes
  • l'utilisation d'outils aussi bien théoriques que pratiques : livres, documents dont les documents manuscrits,
    calculatrices, ordinateurs.

Cependant toute activité mathématique est étroitement liée à des pratiques de lecture et aussi d'écriture. En effet, on ne peut pas faire de mathématiques sans passer à un moment ou un autre par une phase d'écriture.

Sous l'impulsion de Nadine MILHAUD (I.P.R de mathématiques) qui est à l'origine de cette recherche, nous tentons ici de mettre en évidence l'importance de la trace manuscrite dans l'activité mathématique de l'élève, d'en analyser certaines formes et si possible de la rendre plus efficace c'est-à-dire de permettre aux élèves de mieux utiliser les outils théoriques et de mieux rédiger d'éventuelles solutions.

Précisons encore, en citant Brigitte PETERFALVI dans " Apprentissage de méthodes par la réflexion distanciée " que cette étude " rejoint un courant actuel visant à développer les activités métacognitives des élèves, dans un but d'optimisation du fonctionnement intellectuel... Le sujet est alors amené à un regard d'une autre nature sur ce qu'il fait "

Notre travail, constamment sous-tendu par ces objectifs se décompose de la manière suivante:

  • La première partie est consacrée à répertorier les différentes traces manuscrites et leurs fonctions.
  • Les deux parties suivantes s'appuient sur ce bilan pour formuler une question et dégager une hypothèse didactique et pédagogique.
  • La quatrième partie rend compte de l'expérimentation mise en place. Elle se prolonge par quelques éléments de réflexion et une ouverture vers d'autres perspectives de recherche.