Epreuves orales anticipées - séries STI2D STD2A STL

 

L’épreuve anticipée d’histoire-géographie pour les baccalauréats STD2A-STI2D-STL est présentée par une note de service au BO n°39 du 27 octobre 2011.

 

 

L’épreuve orale :

 

  • Durée et conditions de l’épreuve :

L’épreuve dure vingt minutes et est précédée de vingt minutes de préparation. La notation n’est pas globale car l’épreuve comporte deux parties qui sont chacune notées sur 10 points :

 

- dans la première partie, le candidat répond à trois questions de connaissance qui se réfèrent au même chapitre (cf. infra tableau des chapitres) ;

 

- dans la seconde partie, le candidat analyse un seul document qui est fourni par l’examinateur. Le document doit se référer à l’un des sujets d’étude travaillé par le candidat durant l’année scolaire (Cf. infra tableau des sujets d’étude).

Les questions de connaissances et le sujet d’étude doivent appartenir obligatoirement à deux thèmes différents du programme.

Par exemple, le candidat ne peut avoir les trois questions sur le chapitre «  La Chine depuis 1911 » et le sujet d’étude sur la diaspora chinoise. Ce dernier doit porter sur un des quatre autres sujets d’étude.

 

Il n'est cependant pas obligatoire de panacher histoire et géographie. Les deux parties ne peuvent concerner que l'histoire, la géographie ou panacher les deux disciplines.

 

Questions obligatoires

Sujets d’étude

 

 

La Vème République :

un régime inscrit dans la durée

  • Les Français et la construction européenne de la fin des années 1950 à nos jours.

  • Charles de Gaulle, une vie d’engagements.

  • Géographie électorale de la France contemporaine.

 

 

Comprendre

les territoires de proximité

 

 

  • Les transports, enjeux d’aménagement et d’équité.

  • Solidarité des territoires et des personnes.

  • 36 000 communes : un attachement français.

 

 

Vivre et mourir en Europe du milieu

du XIXe siècle aux années 1950

 

 

  • Vivre et mourir pendant la Première Guerre mondiale.

  • La pénicilline : du laboratoire à la société, naissance d’un médicament.

  • La mode (création, production, usages) : un sujet d’histoire.

 

La mondialisation,

interdépendances et hiérarchisations

 

  • L’automobile, une industrie en recomposition.

  • Le café, un grand marché mondial.

  • Les jeux olympiques, un enjeu mondial.

 

 

 

La Chine depuis 1911 : de la fin de l’Empire du Milieu à l’un des centres de la mondialisation

  • Contrôler la démographie en Chine.

  • La diaspora chinoise.

  • Shanghai, métropole.

 

Lien vers le programme : ici.

 

  • L’accueil du candidat :

Après avoir effectué les diverses vérifications d’usage, il est conseillé à l’examinateur de faire lire le sujet au candidat et d’expliquer ou reformuler les consignes incomprises.

Afin de mettre le candidat dans les meilleures dispositions, l’examinateur adopte comme il le fait habituellement une posture neutre et bienveillante et évite toute remarque de quelque nature qu’elle soit, notamment sur l'établissement d'origine du candidat.

 

  • Documents à disposition de l’examinateur :

Les cinq « sujets d’étude » réalisés durant l’année scolaire figurent sur une liste qui est mise à disposition de l’examinateur avant l’épreuve afin qu’il puisse la préparer. Cette liste obligatoire est réalisée et signée par le professeur et par le chef d’établissement et porte le cachet du lycée. Cette liste peut comporter – à titre indicatif – les documents étudiés par le candidat.

 

Cette liste doit comporter le nom de l’établissement, le nom de l’élève, la liste précise des questions abordées. Suivant l’approche opérée par l’enseignant, il peut être opportun de préciser le plan des séquences, la problématique retenue et les méthodes privilégiées ainsi que l’horaire consacré à la question. Un exemplaire doit être remis à chaque candidat qui doit la posséder au moment de l’épreuve.

Il serait bienvenu de la part des enseignants préparant les candidats de fournir aux examinateurs les documents « particuliers » ou difficilement trouvables afin de faciliter le travail de préparation des épreuves.

 

  • Le déroulement de l’oral :

Après avoir travaillé le sujet durant vingt minutes, l’oral du candidat peut débuter. Deux approches au choix peuvent être choisies par les examinateurs (et/ou le candidat) :

 

- le candidat peut exprimer ses réponses aux questions de la première partie et à la consigne de la seconde partie sans être interrompu. L’examinateur intervient éventuellement pour relancer le candidat ou pour passer à une autre question ou à la seconde partie. Le temps restant est utilisé pour réaliser un entretien afin de rattraper ou compléter les propos du candidat.

 

-l’oral est divisé en deux périodes (dix minutes chacune) : le candidat effectue la première épreuve (les questions par exemple). A la fin de l’oral, l’examinateur utilise le temps restant de la période pour effectuer un entretien afin de compléter/préciser les propos du candidat. Quand les dix premières minutes sont écoulées, le candidat réalise sa deuxième épreuve (l’analyse de document) qui sera complétée à son tour par un nouvel entretien.

Ces deux approches ont respectivement leurs avantages et leurs inconvénients. Dans la première, le candidat est libre de gérer son temps et l’oral est organisé selon deux parties (l’oral puis l’entretien) mais il est plus difficile de séparer les deux oraux et d’y consacrer une part égale durant l’entretien. La seconde approche permet de dissocier les deux oraux et de réaliser un « entretien à chaud » mais elle peut déstabiliser le candidat s’il rate la première épreuve : elle nécessite de la bienveillance de la part de l’examinateur. Afin de mettre le candidat dans les meilleures dispositions, il peut débuter par l’épreuve de son choix.

 

La réglementation et la jurisprudence ne prévoient pas une obligation de garder le candidat pendant la durée totale de l’épreuve. La réglementation indique simplement le temps-plafond de l’épreuve, qui doit être égal pour tous les candidats. Il semble donc exclu de remettre en question la validité de l’épreuve pour un candidat qui sortirait volontairement un peu avant la fin du temps imparti, alors qu’il estime n’avoir plus rien à dire et que l’examinateur a épuisé toutes les ressources pour l’amener à répondre aux questions et à la consigne.

 

  • La composition des sujets :

Les sujets élaborés doivent correspondre sans discussion possible aux thèmes étudiés dans l’année. La question obligatoire retenue pour les questions de la première partie et le sujet d’étude qui fait l’objet de la deuxième partie sont obligatoirement choisis dans deux thèmes différents du programme.

 

Pour la première partie, les trois questions doivent se référer à la même question obligatoire du programme mais il n’est pas nécessaire qu’elles aient un lien entre elles. La formulation des sujets doit être explicite et ne doit pas receler de pièges dans la formulation.

 

Conformément au tableau des capacités figurant en en-tête des programmes, le candidat peut par exemple être appelé :

- à caractériser un espace, une période, un événement, une situation ou un personnage ;

- et/ou à citer des acteurs ;

- et/ou à localiser ou à compléter un croquis ;

- et/ou réaliser un schéma ;

- et/ou à justifier une affirmation en proposant ou choisissant des arguments ;

- et/ou à proposer ou à choisir des dates-clés ou les périodes-clés d’une évolution ;

- et/ou à proposer ou à choisir une définition pour une notion.

 

Il est préférable de faire une question qui appelle une réponse développée et structurée mais elle ne doit pas dépasser les trois minutes de préparation. Les deux autres questions doivent permettre de faire des questions plus courtes (cf. sujets proposés ci-dessous).

 

 

Pour la deuxième partie, l’analyse de document, l’examinateur peut au choix utiliser un document présent dans la liste du candidat ou proposer un autre document qui se rapporte à l’un des objets d’étude travaillé par l’élève durant l’année. L’analyse est guidée par une consigne écrite qui invite à dégager l’intérêt du document pour la compréhension et la connaissance du sujet d’étude.

La consigne doit être claire et précise. Elle doit dans la mesure du possible débuter par un verbe d'action qui correspond aux capacités du programme (cf. sujets proposés ci-dessous)

 

 

  • Les attendus de l’examinateur :

L’épreuve permet d’évaluer la maîtrise des connaissances, des notions, des capacités et des méthodes indiquées dans le programme.

 

Pour l’épreuve des trois questions, l’examinateur évalue la compréhension des questions, la maîtrise des repères fondamentaux, la capacité à présenter de façon argumentée un exposé structuré. Le candidat doit être capable de définir les notions étudiées et de les présenter en relation avec un exemple concret étudié en classe (par exemple, définir la mondialisation et présenter la stratégie de Toyota). En conséquence, une absence ou une erreur factuelle ne doit pas pénaliser le candidat. Les examinateurs seront attentifs à la qualité d’ensemble d’une prestation et à la capacité du candidat à traiter intelligemment un sujet dans sa globalité.

 

Pour l’épreuve d’analyse de document, l’examinateur évalue les capacités des candidats à structurer leur propos  et à mobiliser les notions et les connaissances étudiées afin d’analyser le document. Toutefois, l’examinateur doit adapter ses exigences :

 

Si le document a été étudié par le candidat en classe, une analyse plus approfondie sera attendue ;

 

Si le candidat n’a jamais rencontré ce document, une description et quelques éléments d’analyse seront attendus. Les élèves n’ont que dix minutes pour préparer cette épreuve, ce qui est insuffisant pour réaliser une analyse complète d’un document.

 

La notation prendra en compte l’entretien et la réactivité du candidat dans l’échange afin de rattraper ses erreurs et/ou ses oublis et d’approfondir ses réponses.

 

Les critères d’évaluation et de notation :

 

La notation est exprimée en points entiers (pas de demi-point) et l’examinateur peut utiliser l’échelle de notation dans toute l’étendue de sa gamme (0 à 20).

L’examinateur établira un constat aussi objectif que possible et aura le souci de distinguer ce qui est ignorance ou erreur de ce qui est étourderie ou maladresse.

 

Il est important de valoriser les élèves ayant fait preuve d’une maîtrise des notions et des repères qui sont au cœur du sujet, et montrant des qualités en matière de raisonnement, d’argumentation ainsi que la capacité à s'appuyer sur des exemples précis, localisés dans l'espace et dans le temps. Ils doivent pouvoir constater que la qualité de leur travail est reconnu par une notation valorisante, pouvant aller, pour les très bonnes prestations, jusqu’à la note maximale.

 

Quelques grands critères peuvent être distingués, en liaison avec le tableau des capacités du programme :

Pour l'ensemble de l'interrogation orale :

- maîtriser les grands repères chronologiques et spatiaux;

- présenter à l’oral un exposé construit et argumenté en utilisant le vocabulaire historique et géographique spécifique.

Pour le sujet d'étude en particulier :

- identifier des documents (nature, auteur, date, conditions de production);

-prélever, hiérarchiser et confronter des informations selon des approches spécifiques en fonction du document ou du corpus documentaire;

- cerner le sens général d’un document ou d’un corpus documentaire et le mettre en relation avec la situation historique ou géographique étudiée;

- critiquer des documents de types différents (textes, images, cartes, graphes, etc.).

 

Un exemple de grille descriptive critériée est proposé ci-dessous. Pour son utilisation et ses finalités vous pouvez vous rapporter à cet article.

En grisé les critères spécifiques au sujet d'étude.

 

 

Maîtrise insuffisante

Maîtrise fragile

Maîtrise satisfaisante

Très bonne maîtrise

Maîtriser les grands repères chronologiques et spatiaux

Pas de repères mobilisés ou repères erronés.

Quelques repères mobilisés parfois imprécis.

Repères précis en réponse aux questions.

Grande précisions dans les repères, mobilisés à propos ou de manière spontanée.

Présenter un exposé construit et argumenté

Le propos est décousu et ne permet pas à l'examinateur de comprendre l'articulation ou l'argumentaire.

Le candidat tente de suivre un plan et propose quelques arguments en lien avec des notions.

L'exposé du candidat est construit et répond au sujet. Des arguments précis en lien avec un vocabulaire historique et géographique clair.

L'exposé est construit et nuancé. Le vocabulaire est précis et les arguments sont pertinents.

Identifier des documents

Les documents ne sont pas identifiés ou très sommairement.

Les documents sont identifiés de manière mécanique.

Le candidat identifie clairement les documents en apportant des précisions sur certains éléments.

Le candidat identifie très bien le document et est capable d'apporter des précisions supplémentaires ou d'identifier les éléments manquants.

Prélever des informations

Paraphrase ou prélèvement lacunaire.

Le candidat prélève quelques éléments à propos.

Le candidat prélève et hiérarchise des éléments de manière organisée en réponse à la consigne.

Le candidat prélève hiérarchise et confronte les informations pour nuancer son propos.

Cerner le sens général d'un document

Le sens général n'est pas perçu ou erroné.

Le sens général est perçu sommairement.

Le sens général est explicité et quelques éléments de mise en relation avec le sujet sont faits.

Le sens général est bien analysé et remis en contexte par rapport à la situation historique ou géographique.

Critiquer des documents de types différents

Aucun discours critique n'est effectué.

Quelques efforts pour introduire des éléments critiques même si ceux-ci sont maladroits.

Des apports simples et clairs sur la portée et les limites du document.

Le discours critique est adapté à la nature du document afin d'en percevoir la portée et les limites.

 

  •  Exemples de sujets avec attendus de correction :

 

 

 

exemple_de_sujet_2.pdf

 

sujets_sti2d_3.pdf

 

  • Exemples de sujets sans indication de correction
QUESTION OBLIGATOIRE SUJET D'ETUDE FICHIER

 

La Chine depuis 1911

 

Le café, un grand marché mondial

sujet_chine_-_mondialisation.pdf

Comprendre les territoires de proximité

Charles de Gaulle, une vie d'engagements

sujet_territoire_prox_-_de_gaulle.pdf

 

 

Merci aux collègues du lycée Déodat à Toulouse et du lycée Charles de Gaulle à Muret pour leur travail.

 

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