Compte-rendu de conférence "Les usages du château de Versailles du XIXeme au XXIeme siècle "

Compte rendu collaboratif de la journée d’étude autour du thème 4 du programme de terminale de l’enseignement de spécialité Histoire-Géographie, géopolitique et sciences politiques « Identifier, protéger et valoriser le patrimoine : enjeux géopolitiques » avec une conférence de Fabien Oppermann, inspecteur général de l’éducation, du sport et de la recherche, spécialiste du château de Versailles, intitulée : « Les usages du château de Versailles du XIX° au XXI° siècles ».

Bibliographie assez peu importante jusqu'à la fin du XXe siècle, peu d'intérêt pour ce sujet y compris de la part du château lui-même: une thèse américaine sur les donations de Rockefeller et un livre sur la création du musée Louis Philippe

F.Oppermann : Thèse de l'Ecole des Chartes sur les images et usages du château de Versailles au 20e siècle (2004). Publication du Versailles des Présidents (2015)

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Versailles : Emblème de l’absolutisme Louis le Quatorzième ; image d'un Versailles immuable véhiculée par les visiteurs eux-mêmes, à la recherche de Louis XIV et Marie Antoinette.

 

Mais a existé davantage sous la République que sous la monarchie ? Comment a-t-il été utilisé ? Réaménager la mémoire ?

 

I - Le Château de Versailles après la révolution française : comment le château de Versailles est sorti de l'Ancien régime ? 

 

Un sujet qui n’a pas ou peu intéressé les historiens parce que l’image de l’Ancien Régime persiste, celui de louis XIV. C’est également l’image véhiculée par les visiteurs. Ils veulent voir en effet Louis XIV et Marie Antoinette et pour beaucoup de touristes c’est un couple royal !

Des expositions et des publications récentes montrent comment Versailles s’en est sorti ?

Qu’est-ce qui distingue Versailles des autres résidences royales comme Compiègne ou Saint Cloud qui ont continué à servir ?

 

La situation post révolutionnaire est très incertaine pour le château. En 1793-1794, il est dépouillé de son mobilier, même si on ne sait pas quoi en faire. Il devient alors pendant une dizaine d’années un musée de l'Ecole française: en présentant l'école française, il devait être le pendant du Louvre (musée présentant les arts du monde). Mais cela s’arrête.

Napoléon s’installe au Trianon, avec l’attribution d’un budget conséquent pour la restauration. Il fait faire des travaux mais n'a pas l'ambition de s'y installer. Même chose pour Louis XVIII et Charles X car la monarchie doit résider à Paris. Louis XVIII fait la dernière grande opération architecturale en 1810-1820.

 

En 1837, un musée dédié "à toutes les gloires de la France" est inauguré.

1833 : Le projet politique de Louis Philippe s’inscrit dans la continuité, alors que son père a contribué à couper la tête de Louis XVI. L’intérêt de Louis Philippe est pourtant plus fort. Il veut en effet réaménager le musée sur l'histoire de France des origines à lui-même : l’ensemble doit être didactique et pédagogique. C’est donc un programme politique, un outil pour construire la nation française, mais par cela, Louis-Philippe construit également sa propre légitimité par rapport au pouvoir. Il fait rassembler des œuvres et passe des commandes (Delacroix, Horace Vernet...). Les œuvres ne seront pas toutes de grande valeur. Le mérite du peintre Théodore Gudin est qu'"il peint rapidement". Louis-Philippe s’est impliqué dans ce musée ; il est venu 300 fois sur le chantier ; il croit être un historien ; il s’y aménage quelques "appartements de jour". Le musée est inauguré en 1837.

 

Ce musée qui a un objectif didactique, pédagogique afin de montrer la construction de la nation, n'induit pas l'exclusion du pouvoir politique hors de l'enceinte du château. Se pose alors la question de la cohabitation entre le musée et la résidence royale : certains espaces de Versailles sont réservés afin de permettre à Louis-Philippe d'y venir (résidence de jour). Ainsi, même si Versailles devient musée, le pouvoir politique reste toutefois encore dans le château : le corps central avec, au premier étage, les appartements du Roi et de la Reine et, au rez-de-chaussée, la famille ; à gauche et à droite sur l’aile du midi et du nord, les appartements des courtisans.

Louis Philippe fait tout détruire (on n’a plus les cuisines, les logements des domestiques les communs). Versailles devient ainsi un musée au détriment de la partie château.

 

Aujourd'hui, le musée tel qu'il est conçu par Louis Philippe n'existe plus.  En effet, peu à peu, à partir de la fin du XIXe siècle, il est remanié. Pierre de Nolhac devient conservateur en 1892 et lance des travaux pour retrouver le château (enlever des tableaux et reconstituer le mobilier). En 1940/42 un autre conservateur, Charles Mauricheau-Beaupré joue un rôle clé : les œuvres sont évacuées pour être mises à l'abri.  Le château de Versailles est vide ; il conçoit un plan de réaccrochage des œuvres chronologiques pour ce Musée de l’histoire de France. 

 

 Napoléon III va utiliser Versailles à des fins politiques par les réceptions :

 -1855, accueil de la reine Victoria avec fêtes somptueuses. 

 -1867, accueil de chefs d'Etat étrangers à l'occasion de l'exposition universelle. 

 Il renoue avec un usage diplomatique du château.

 Avec Napoléon III, Versailles redevient un lieu de liaison entre les beaux-arts et la vie politique. 

 

La rupture vient en 1871. Versailles devient le QG des Prussiens même s'ils s'installent plutôt à la préfecture. Bismarck y achève l'empire allemand : proclamation en janvier 1871. Le château redevient alors un haut lieu de la politique internationale. S'y rendent rois, duc et princes allemands: la Galerie des Glaces est la salle la plus grande pouvant accueillir ces dignitaires et c'est aussi le symbole de la victoire écrasante sur la France (malgré la présence des victoires militaires de Louis XIV peintes sur les voutes). Il y a ici une part de hasard dans le choix de Versailles (ce qui n'est pas le cas en 1919).

 

II - L’utilisation de Versailles par la République

 

  1. SYMBOLISER la République

 

En 1871, au moment de la Commune, l’Assemblée nationale s’installe à Versailles, tout comme le gouvernement. Par exemple le ministère des finances s’installe dans la chambre du Roi.

De 1871 à 1879 la Chambre des communes y demeure, dans la plus belle pièce du château,  l’Opéra de Louis XV. Toutes les lois fondamentales de la III° République y sont votées. Pendant 80 ans l’opéra est affectée au Sénat qui n’y retournera pas ; noter qu’il est impossible de le visiter. Et l'opéra va peu à peu se dégrader jusqu’à la V° République. Le Sénat y reste jusqu'en 1959, puis il restitue l'Opéra au château de Versailles. La dernière construction, le dernier aménagement dans le château, créée ex nihilo, est pour la chambre des députés en 1875. En 1879, le Sénat et l'Assemblée nationale repartent mais les locaux restent affectés au pouvoir législatif. De même des appartements des présidents des assemblées restent affectés jusqu'en 2005 alors qu'ils ne sont plus utilisés. En 1995 le choix qui est fait d’y mettre en place un musée du parlement, montre bien qu'il n'y a plus vraiment d'usage législatif

 

Tous les présidents de la République de Mac Mahon (1873) à René Coty (1953) vont être élus par les parlementaires réunis à Versailles. Ces évènements sont suivis par la presse et il y a beaucoup de spectateurs. A cette occasion, Versailles se ferme au public, parfois plusieurs jours consécutifs (ex.: sept jours ont été nécessaires pour l'élection en 1953 de René Coty). 

 

Après la seconde guerre mondiale, le public veut visiter de plus en plus le château. Or en 1953 pendant sept jours le château a été fermé (difficultés pour élire ; René Coty le président, élu à cause de sa prostate qui lui avait fait louper un vote sur la défense européenne…).  

 

Sous la Ve République, ce symbole se perpétue avec les révisions constitutionnelles. Le parlement se réunit en Congrès dans la seule salle qui peut accueillir tous les parlementaires. Depuis 1959, le Parlement se réunit une quinzaine de fois. C'est aussi en ce lieu que le Président de la République, depuis la révision constitutionnelle de 2008, peut s'adresser au Parlement à l'occasion de moments symboliques (ex.: F. Hollande et l'état d'urgence décrété suite aux attentats de novembre 2015). 

Jusqu’en 2008, la Constitution interdit au Président de le République de s’adresser directement au Parlement. Avec Nicolas Sarkozy, et après une modification de la Constitution, cela devient possible. Cela se produit 4 fois : 2009, 2015 (au lendemain des attentats du 13/11), juillet 2017, juillet 2018. E. Macron aurait voulu en faire un moment systématique mais …

 

  1. RECEVOIR avec fastes et pour impressionner

 

Le château devient un lieu politique international.  

 

A partir de 1855, le château est utilisé pour recevoir des chefs d’Etats. La première c’est la Reine Victoria et, de nouveau lors de l’exposition universelle de 1867.

En 1871 le QG des Allemands s’installe à Versailles ; le Roi de Prusse est à la préfecture de Versailles. Dans la galerie des Glaces, ils proclament l’empire allemand sous les voutes qui portent témoignage des victoires de Louis XIV sur le saint empire germanique !

 

La Russie a été à de multiples reprises reçue de manière majestueuse à Versailles, dans une optique à la fois diplomatique et de démonstration de la puissance française. 

Le tsar de Russie, Nicolas II, en 1896, pour lequel on déroule le tapis rouge. Ce qui traduit une volonté de mise en place d'une alliance solide

En 1960 Khrouchtchev est reçu à Versailles, De Gaulle ne voulant pas être assujetti aux Etats-Unis.

Boris Eltsine est installé dans le grand Trianon en 1992, pour légitimer et compenser la visite précédente trop désinvolte

2017 V. Poutine est reçu par E.Macron.

 

En 1982 F. Mitterrand organise le sommet du G7 à Versailles. Au final, cela ne se révèle pas très pratique car loin de Paris. Et les visites sont très courtes.

En 2014 F. Hollande y reçoit le président chinois.

 

Noter que De Gaulle l’utilise à fond pour la réception des hôtes étrangers ; c’est un moyen de donner une certaine image de la France, d’honorer et impressionner. C’est grande force symbolique.

 

  1. VIVRE à Versailles

 

De Gaulle fait aménager un appartement au Grand Trianon qui devient un logement officiel de la présidence de la République de 1966 à 1995.

Valérie Giscard d’Estaing, qui y passait ses weekends avec sa famille, est le seul à utiliser cette résidence.

Depuis 2007, le Pavillon de la Lanterne connaît un usage privé par le président (avant résidence du Premier ministre).

 

 

III - La perception de Versailles dans la vie contemporaine

 

En 1907 : Création de la société des Amis du château de Versailles.

Au début du XX° le château n’est pas très bien entretenu donc de riches mécènes s’organisent à travers la Société des amis. Ce sont des réactionnaires, qui font des galas de charité et ils sont proches du journal de l’Action Française. Ils veulent montrer l'incurie de la République.

 

Le traité de 1919 remet Versailles au centre de la vie politique et culturelle, et au cœur des relations internationales. De fait, le 1er XX° siècle crée un regain d'intérêt pour Versailles. 

Ce qui change la perception c’est le traité de Versailles. Le château est honni pour les Allemands car 1919 répond à 1871 ( qui était un peu un hasard de lieu puisque les Alliés ne sont pas d’accord, les Etatsuniens ne voulant pas que cela se tienne au château de Versailles, les Français l’ont emporté pour 3 raisons : la puissance militaire crée dans cet empire et il faillit l’abattre symboliquement là où elle était née, de plus c’est la France qui a payé le plus lourd tribu à la 1°GM en hommes et en destructions et enfin le traité de Versailles en 1783 pour faire la paix aux Etats-Unis et cela flatte les EUA en tant que Nation de paix Cf. les accords de Wilson).

La signature se fait dans la galerie des glaces mais les négociations ont eu lieu à Paris… l’ensemble des autres traités sont signés ailleurs : Sèvres, St Germain en Laye Le traité de Trianon est tragique pour la Hongrie car il l’ampute des 2/3 de son territoire et la Hongrie millénaire est achevée par ce traité, Trianon n’est pas oublié.

 

La mise en place d'un droit d'accès pour la visite (visites devenant payantes) est un élément facilitant la connaissance du nombre de visiteurs et donc de l'intérêt pour le site. A partir de 1922, les visites sont devenues payantes, la fréquentation est donc connue. Le droit d’entrée était contesté, les socialistes le voulaient gratuit comme un lieu pédagogique. 

Dans les années 1920-1930, Versailles est un chantier permanent grâce aux donations Rockefeller… En 1935 c’est le musée le plus fréquenté de France par rapport au Louvre. En 1937, pour la première fois, le million de visiteurs est dépassé. Les conservateurs ne sont pas très contents. Le mécontentement tient au fait que rapidement se pose la question des dégradations du site face à des visiteurs de plus en plus nombreux, notamment lors d'événements particuliers. Cette année exceptionnelle s'explique aussi par l'Exposition internationale à Paris. Il faut attendre 1960 pour qu'il y ait à nouveau 1 million de visiteurs. 

 

Vichy est intéressé par Versailles, les Allemands projettent d'y installer Pétain qui a refusé.

 

Dans les années 1980, avec le consumérisme, + de 3 millions de visiteurs.   On peut être jusqu’à 15 000 visiteurs/ jour. Les craintes par rapport à la structure de Versailles vont crescendo face au danger du tout consumérisme et d'une touristification croissante. 

Tentative pour faire deux circuits dans les appartements centraux pour pouvoir accueillir plus de visiteurs : refus du ministère de la Culture

Des opérations d'aménagement sont menées pour permettre un meilleur accueil du public (espaces restauration; librairie...) au cours des 40 dernières années. 

Aujourd'hui, un succès qui ne se dément pas pour "ce château qui est la mémoire de notre pays". 

 

En 1981, avec l’arrivée de la gauche au pouvoir, les Versaillaises viennent visiter le château avant que la gauche ne le détruise !!! (anecdote relatée dans Pierre Nora Les lieux de mémoire) or c’est l’inverse, Mitterrand s’en sert pour impressionner Ronald Reagan et finance des restaurations. 

 

Le budget de rénovation a été adopté sous un gouvernement de droite (Sarkozy) mais tout le monde s’en occupe

 

A partir de 1010, on tente de diversifier l’intérêt du public mais les touristes veulent voir le corps central. Aujourd’hui 5 millions de visiteurs.

 

Des travaux très importants d’autant qu’il y a eu des hivers très rigoureux donc philanthropie en particulier Rockefeller qui a pu donner des fonds pour restaurer les toitures… (opérations non voyantes en 1924-27 puis ses fils en 1953)

C’est un lieu qui attire les mécènes et la générosité populaire ; par exemple en 1952, les gens vont payer et parallèle du film Si Versailles m’était conté

 

En 1960 l’Etat reprend la main avec des lois programme sur le Patrimoine en 1962  (80 millions mais permettent aussi de construire les appartements du Trianon) en 1967 et en 1978. L’ampleur de la tâche est immense. Versailles fut un des monuments les plus favorisés par ces lois, montrant de fait tout l'intérêt de l'Etat pour Versailles. 

 

Dans les années 1990 les jardins sont replantés en particulier à cause des tempêtes.

 

Dans les années 1980 une unique cafétéria minable, toilettes en nombre insuffisant, librairie microscopique. Aujourd’hui, des efforts pour mieux accueillir le public. Par exemple le restaurant d’Alain Ducasse. Et la Librairie est très intéressante.

 

Conclusion 

Versailles : un débat patrimonial.

Aujourd’hui ce sont des aménagements du XVIII° siècle, la part de louis XIV n’y est presque plus, plus de meubles. Le visiteur veut voir un Versailles immuable, et a souvent l'impression d'avoir découvert le château de Louis XIV... Mais la réalité est bien différente: le bâti actuel, les espaces visibles, les aménagements relevant davantage de la période post-révolutionnaire, ont fait de ce site un patrimoine aux usages divers, y compris par les régimes républicains et les hommes politiques contemporains, de gauche comme de droite. 

Par exemple, la réinstallation de la 2° grille qui séparait l’avant-cour de la cour de marbre : grands débats car les modifications étaient nombreuses et il a fallu enlever la statue de louis XIV et la déplacer ailleurs. (reconstitution d'un état qui n'a en fait jamais existé avant) C’est un château qui connaît de grandes évolutions.

 

L’image du château avant 1950 est liée aux programmes d’histoire, il reste le château de l’ancien régime puis quand on va au ciné et que l’on voit les actualités Pathé, on voit le château.

 

Questions et interventions diverses sur les points suivants à l'issue de l'intervention de M. Oppermann : 

-Jardins : 800 ha (grand parc) + bosquets 80ha (petit parc)

La préoccupation 1° éviter les constructions qui casseraient la perspective : dès les années 1930, protéger les abords

Dans le projet de Le Nôtre les arbres ne pouvaient dépasser 15 m et dans les années 1960 les arbres pouvaient atteindre 40/60m et dangereux et des immeubles ont été construits à Versailles derrière les arbres, or l’architecte qui a voulu les couper s’est fait virer car il fallait un Versailles immuable, des arbres centenaires… vision post romantique

La tempête de 1999 a fait apparaître les immeubles ! aujourd’hui ce parc est devenu payant, pour les Versaillais c’est leur jardin public et ils le perçoivent mal.

 

-Une approche partisane de Versailles? 

Idée au début du XX° siècle : la République serait dans l'incapacité d'entretenir ce lieu symbolique qu'est Versailles. Durant le second XX° siècle, idée que ce serait la gauche, une fois au pouvoir, qui n'en serait pas capable. Pourtant la République a, au cours du siècle, montré son attachement et son intérêt pour le site, en l'aménageant, en le rénovant, en l'utilisant... Quant à la question de l'intérêt pour Versailles au niveau du clivage gauche-droite, la gauche, par exemple sous Mitterrand ou Hollande, a entretenu et a fait vivre Versailles (ex.: G7 de 1982 à Versailles), tout autant que les régimes précédents et que la droite par exemple au temps de De Gaulle. 

 

-Raymond Poincaré, Alexandre Millerand, et les Amis de Versailles

 Les deux hommes politiques furent mis à contribution pour écrire les statuts de la société des Amis de Versailles.  Aspect particulièrement important, car cela a permis à la société, et donc au site patrimonial, d'avoir des liens avec le pouvoir politique, de façon à obtenir des financements ou des aides. 

 

-Aujourd’hui, depuis 1995, un établissement public administratif rattaché au ministère de la culture, il est autonome financièrement, le plus gros des ressources vient des visites, son budget annuel est de 100 millions d’euros dont 65 millions de recettes de billets et donc pour le reste c’est de la LOCATION du château, avant 1995 c’est une sélection drastique des choix de film Beaumarchais l’insolent avec Luchini, accepté et Ridicule de Patrice Leconte avec Charles Berling et Fanny Ardant refusé à cause du scénario ! mais depuis on accepte Marie Antoinette de Sophia Coppola,

Aujourd’hui la mise à disposition des espaces est couplée à du mécénat, exemple Carlos Ghosn et Renault, seule la galerie des glaces n’est pas louée, c’est à l’orangerie ou la galerie des batailles ou l’opéra…

 Aujourd’hui 80% des visiteurs du château sont étrangers et cela fait partie d’un tour qui passe par le Louvre, Paris, bateau mouche….